étape 2: La reathletisation

La réathlétisation, la réhabilitation, le  ré-entrainement ou le re-conditionnement se fait de concert avec la partie posturologie (Etape 1)

La posturologie va s'intéresser davantage à la connexion cerveau-muscle afin d'exploiter le corps dans son plein potentiel (bouger, s'équilibrer, courir, performer, le tout sans risque de blessure). La réathlétisation, quant a elle, va s'intéresser à la mise en place de ce câblage. Pour cela, il faut remonter sur l'ontogenèse, les réflexes archaïques, les patrons moteurs et sur le fonctionnement même du système nerveux.

Les réflexes archaïques sont des programmes moteurs inconscients qui se déclenchent à certains moments de la vie par voies sensorielles (tactile, proprioception, vestibulaire, gustatif, auditif, visuel et odorat). Ils apparaissent dès le début de la vie intra-utérine et se développent dans une séquence de plus en plus évoluée et opère de façon automatisée chez le nouveau-né afin d'assurer son développement neurologique, et par extension moteur. Ces réflexes, répertoriés au nombre de 72, sont des réflexes qui s'inhibent progressivement pour laisser place à la commande motrice volontaire. Par exemple, lorsque l'on place un objet dans la main d'un nourrisson, il aura le réflexe de l'agripper et de fermer la main, tandis que l'adulte aura le choix de saisir ou non l'objet.

C'est de part l'exploration de son environnement que la motricité involontaire du nourrisson va laisser place à sa motricité volontaire pour progressivement s'adapter à son environnement terrestre: ramper ventre au sol, les retournements, la marche à 4 pattes, la marche bipède et de la course.

 

Assurément, si un des réflexes primitifs n'est pas intégré au bon moment, il viendra parasiter le reste de la séquence motrice qui in fine viendra parasiter le mouvement au risque de voir : des douleurs, une perte de performance, des pertes d'équilibre, des asymétries morphostatiques, apparaître.